Salles blanches pharmaceutiques : Équilibrer l'efficacité énergétique et les BPF

Introduction : Le "poids invisible" des salles blanches
Dans les installations de fabrication pharmaceutique, la consommation d'énergie liée aux salles blanches — principalement les systèmes CVC — peut représenter plus de la moitié, et dans certains cas 50 à 70 %, de la consommation totale d'énergie de l'installation.
Le contrôle environnemental strict 24h/24 (pression, température, humidité, propreté) est une exigence des BPF (Bonnes Pratiques de Fabrication), mais il représente également un coût d'exploitation massif. L'idée que "le coût est inévitable pour la qualité" a longtemps dominé, mais avec les objectifs de décarbonation et la flambée des prix de l'énergie, cette prémisse s'effondre.
Optimisation via une approche basée sur les risques
La révision des taux de renouvellement d'air excessifs et des marges de sécurité par une "approche basée sur les risques" est recommandée, sur la base des principes ICH Q9 (Gestion des risques qualité).
- Réduction des taux de renouvellement d'air pendant les heures non opérationnelles (Night Setback)
- Contrôle dynamique des taux de renouvellement d'air basé sur les données de surveillance des particules
- Réduction de l'apport excessif d'air extérieur et promotion de la recirculation
Points clés pour la mise en œuvre
Pour mettre en œuvre des mesures d'économie d'énergie tout en maintenant un état validé grâce à un contrôle des changements (Change Control) approprié, une collaboration étroite entre les départements Ingénierie et Assurance Qualité (AQ) est essentielle. En prouvant scientifiquement l'absence d'impact sur la qualité à l'aide de données, il est possible d'équilibrer coût et qualité.